Yeux qui se lèvent au ciel, soupirs exaspérés ou encore hochements de têtes désapprobateurs… Toi non plus, tu ne sais pas ou plus comment réagir face aux regard des autres et à tous ces jugements qui rythment nos vies ? On passe tous par là ! Avant d’abandonner, de leur donner raison, et de rentrer dans les cases de la société, je te propose de découvrir d’où vient ce besoin d’appartenance. Entre désir de perfection, comparaison sociale et égocentrisme. nous décrypterons ces réactions instinctives qui nous poussent à chercher l’approbation des autres. Car comprendre, c’est aussi s’affranchir de ses chaînes pour enfin rayonner de sa propre lumière. Es-tu prête ? 🙂

Comprendre le regard des autres

Ah le regard des autres ! On y est tous confronté à un moment ou à un autre. Et cette influence devient encore plus importante lorsqu’on fait face à un épisode vie douloureux (comme un épuisement professionnel), ou qu’on décide de se lancer dans un nouveau projet. Il peut devenir particulièrement handicapant quand tu cherches par exemple, à te lancer dans l’entrepreneuriat alors que tu viens d’une famille de fonctionnaire (c’est du vécu, héhé 🙂).

Origine du besoin d’appartenance sociale

Si toi aussi tu ressens cette pression, ne t’inquiète pas, tu es tout à fait normale ! Tu vois, ce besoin de validation sociale, cette peur de ne pas être accepté, ça remonte à la nuit des temps. Déjà, parce que comme dirait l’autre :

« L’homme est un animal social ».

Artistote

Mais qu’est-ce que ça veut dire au juste ? Bon rassure-toi, je ne vais pas me lancer dans l’origine ou l’étude philosophique de cette citation. Pour faire simple, c’est uniquement une question de câblage nerveux ! Notre système nerveux découle directement de nos ancêtres où il fallait rester dans le groupe pour survivre. Face aux défis de la vie quotidienne (trouver à manger, se réchauffer, s’abriter, se défendre contre une multitude de prédateurs ou simplement perpétuer la race 😉), on se devait d’être accepté dans le groupe. Être seul, c’était mourir. Et notre cerveau a gardé ce mode de fonctionnement aujourd’hui !

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Facteurs influençant la sensibilité au regard des autres

Cependant, de nos jours, on pourrait très bien vivre très vieux en ermite. Alors, quels sont ces « nouveaux » facteurs qui font que nous recherchons encore et toujours l’approbation de nos pairs, qu’ils nous soient plus ou moins proches ?

Confiance en soi et estime de soi

La confiance en soi et l’estime de soi sont selon moi des bases indispensables à l’épanouissement personnel. Le problème, c’est que souvent, l’impact du regard des autres fait des ravages sur ces deux sentiments ! Imagine-toi, tu te lances dans un nouveau projet de vie, tu te sens prête à conquérir le monde, et paf ! Voilà que les jugements sceptiques de tes proches vient semer le doute dans ton esprit. La confiance en soi, c’est un peu comme une plante délicate : elle a besoin d’être arrosée régulièrement. Mais surtout, elle ne supporte pas les mauvaises herbes du regard critique des autres !

Perfectionnisme toxique

Si tu n’es pas familière du concept de perfectionnisme toxique, et que tu sens que ça pourrait te concerner, je t’invite à lire cet article 😉. Pour te la faire courte, ce type de perfectionnisme nous pousse sans cesse à viser l’excellence, souvent au détriment de notre bien-être et de notre santé mentale. Attention, je ne parle pas ici du perfectionnisme en tant que qualité puisque, bien sûr, j’estime que c’en est une. Quand le perfectionnisme devient un fardeau et te piège petit à petit dans cette myriade d’attentes irréalistes et de critiques et/ou d’auto-critique constantes, il est tant d’agir !

Comparaison sociale

La comparaison sociale est un piège dans lequel nous tombons tous. Moi-même, je n’y ai pas échappé ! Story time : je venais d’avoir 30 ans. Mes amis étaient tous en couple. Ils étaient tous propriétaires de leur maison (ou sur le point de l’être). Quand je les écoutais parler de leur job, j’avais l’impression qu’ils s’éclataient tous dans leur entreprise alors que moi, j’en changeais régulièrement. Pas la peine de te faire un dessin sur les conséquences que ça a eu sur ma confiance en moi. J’avais juste l’impression d’être une ratée. D’être en retard. De ne rien réussir. Et là, c’est le début de la fin. Ce comportement ne mène qu’à une chose : la frustration et le découragement. En te focalisant sur ce que les autres font, tu perds de vue tes propres réalisations, tes propres progrès. Et c’est là que le cercle vicieux commence : plus tu te compares, plus tu te sens mal dans ta peau, moins tu as confiance en toi, et… plus tu as peur du regard des autres.

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Hypersensibilité émotionnelle

Peut-être que toi aussi, tu fais partie de ces personnes dites hypersensibles, ou encore à haut potentiel émotionnel. L’hypersensibilité émotionnelle, c’est cette sensibilité exacerbée qui fait de nous des éponges à émotions, des êtres capables de ressentir intensément le monde qui nous entoure. Mais voilà, dans un environnement professionnel où le regard des autres compte tant, cette hypersensibilité peut devenir un véritable enfer ! Regard désapprobateur d’un collègue, pression des résultats, ou encore intolérance au bruit incomprise par les autres… Instantanément, ton humeur bascule, tu te sens remise en question, et juste bizarre. Lorsque chaque coup d’oeil, chaque commentaire est ressenti comme une agression, cela devient difficile de s’épanouir pleinement dans sa vie professionnelle…

Égocentrisme

Cela peut paraître assez paradoxal dit comme ça mais être égocentrique peut être lié à la peur du regard des autres de plusieurs manières. Tu peux craindre le jugement de tes pairs car tu cherches constamment à te mettre en avant, à impressionner ou à dominer les autres. Cette obsession de se faire valoir peut être alimentée par la peur de ne pas être suffisamment admirée ou respectée par les autres (et on en revient alors au manque de confiance en soi !). Ce comportement peut également conduire à une hypersensibilité aux critiques ou aux jugements des autres. Une personne égocentrique peut être très réactive aux commentaires négatifs ou aux désaccords, comme si cela allait remettre en cause son image ou son statut perçu. Moralité, encore une qualité à cultiver de la bonne façon, ni trop, ni trop peu 😉.

Prendre conscience de ses propres mécanismes de pensée

La première étape pour commencer à se détacher du regard des autres consiste « simplement » à prendre conscience de nos propres mécanismes de pensée, nos propres réactions. Nos pensées façonnent nos émotions, nos comportements et finalement, notre réalité. Comment identifier ces pensées automatiques qui nous influencent sans que nous en soyons conscients ?

  • Commence par observer tes pensées de manière objective. Prends quelques instants chaque jour pour t’asseoir dans le calme et simplement observer les pensées qui traversent ton esprit. Note-les sur papier si nécessaire. Tu pourrais être surpris de la fréquence à laquelle certaines pensées négatives ou auto-limitantes apparaissent. Pour cela, tu peux te servir d’un bullet journal.
  • Ensuite, examine ces pensées de manière critique et neutre. Demande-toi : d’où viennent-elles ? Sont-elles basées sur des faits réels ou sur des perceptions erronées ? Comment ces pensées influencent ton comportement, tes émotions ?
  • Une fois que tu as identifié tes schémas de pensée, Il est temps de se remettre en question. Challenge ces pensées négatives en cherchant des preuves contraires ou des perspectives alternatives. Par exemple, si tu penses « Je ne suis pas assez bon », demande-toi quelles sont les preuves qui soutiennent cette pensée et quelles sont les preuves qui la contredisent.
  • Enfin, remplace les pensées limitantes par des pensées plus constructives et bienveillantes. Par exemple, au lieu de dire « Je ne suis pas assez bon », dis-toi « Je fais de mon mieux et j’ai le droit de progresser à mon rythme ».
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Le regard des autres, le comprendre pour s’en détacher

Ignorer totalement le regard des autres ne me semble pas bénéfique ! Tout simplement parce qu’il nous permet de se poser les bonnes questions et surtout d’évoluer. Par contre, se laisser dicter sa vie et son comportement par peur du jugement, ça, non ! 🙂 Si tu en es victime, cela s’explique par l’origine de notre système nerveux. Seulement, les facteurs contemporains ont bien évolué ! Aujourd’hui, cela peut être :

  • Ta confiance et ton estime de toi ;
  • Ta tendance au perfectionnisme toxique ;
  • Le fait que tu te compares à l’excès ;
  • Ton hypersensibilité émotionnelle ;
  • Ou encore ton égocentrisme

qui peuvent te pousser à craindre ce que les autres pensent de toi. Heureusement, il existe des manières de s’en détacher ! Prendre conscience des origines de cette peur, de tes pensées limitantes et en faire des forces est possible.

Et toi ? As-tu identifié ce qui cause ta peur du regard des autres ? Qu’est-ce que cela t’empêche de réaliser au quotidien ? Partage en commentaires !

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