Aujourd’hui, j’ai envie de vous proposer un article différent de d’habitude, un peu particulier. Vous l’avez peut-être remarqué, sur ce blog, je mets un point d’honneur à ne pas vous raconter n’importe quoi. Je pense que lorsqu’on donne des conseils touchant à la santé mentale et physique, on se doit de faire le travail de recherche nécessaire et surtout rester humble. Je l’ai précédemment dit ici, mais je ne suis pas thérapeute, je ne prétends pas tout connaître, tout savoir. Par contre, j’ai déjà rencontré des praticiens qui n’ont pas vraiment répondu à mes attentes en termes de traitement. Dans notre société actuelle, nous, « jeunes » de la génération 90 avons été habitués à vouloir des résultats rapides et immédiats. Je pense que la médecine s’adapte en ce sens car aujourd’hui : il est bien plus facile (et bien moins coûteux) de vous donner un cachet parce que vous avez mal à la tête plutôt que de chercher pourquoi vous avez mal à la tête. Or, selon moi, cette approche n’est pas viable sur le long terme. J’aime comprendre pourquoi telle action va engendrer telle conséquence, surtout dans le domaine du corps. Pourquoi respirer nous détend ? Pourquoi telle posture de yoga est bénéfique ? Pourquoi j’ai une douleur au genou quand je fais ce mouvement ? Enfin, vous avez saisi.

Plus je plonge dans l’écriture de ce blog et plus je tombe sur des concepts anatomiques et psychologiques qui m’intriguent. C’est le cas du fameux nerf vague. Quel est-il ? À quoi il sert ? Dans ma quête de réponse, je me suis mis à la recherche d’un ouvrage qui pourrait m’en apprendre plus. Pourquoi pas sur internet me direz-vous ? Parce que d’abord, notre attention est plus focalisée quand on lit un livre que lorsqu’on parcourt un article sur le net. Et puis j’aime bien prendre des notes en même temps. Pour finir, j’ai la croyance (fausse, vous allez le voir) que si c’est écrit dans un bouquin, c’est la vérité vraie, les faits ont été lus, relus, prouvés et donc je fais plus confiance à un ouvrage qu’à ce que je trouve sur le Net (il va réellement falloir que je me penche sur les biais cognitifs !).

Revenons à nos moutons. Dans ma quête du « livre parfait » concernant le nerf vague, je me suis rendue sur Amazon et j’ai comparé mes différentes options. Je n’ai pas consulté les commentaires, mais je me suis fiée à la notation, au nombre de pages (encore un bête raccourci), et au classement. J’ai aussi fait des recherches sur Google pour me renseigner sur lesdits livres en question. Finalement, j’ai jeté mon dévolu sur Nerf vague et Théorie Polyvagale de Jane Dorian. Voici donc un résumé et mon avis sur ce livre.

Table des matières

L’objet en lui-même

Merci Amazon, l’article est arrivé rapidement à la maison. Je déballe le paquet : couverture légèrement cornée. Bon, ce n’est pas de la faute de l’auteur. Je prends le livre en main et là, l’impression de la couverture me donne le sentiment d’un objet « fait-maison ». Mmmh, ça commence mal. Je feuillette aussitôt l’ouvrage : la police d’écriture est exagérément grande. Aïe, ça ne présage rien de bon. Oui, parce que, vous vous rappelez au collègue ou au lycée quand on vous demandait de rédiger une copie-double sur tel ou tel sujet ? Votre réflexe était sûrement d’adopter une grosse écriture pour faire du remplissage. Hé bien c’est pile-poil la même impression que j’ai eue ici. Il faut vraiment que je me penche sur le thème des croyances qu’on nous a inculqué dès l’enfance… Bref ! Avant de commencer ma lecture, je regarde la quatrième de couverture et là, c’est le drame.

Quatrième de couverture de « Nerf Vague et Théorie Polyvagale » de Jane Dorian

Vous voulez éliminer l’anxiété, le stress, la dépression et améliorer votre vie ? Saviez-vous que dans votre corps, il y a un « nerve spécial » qui peut contrôler vos émotions, votre santé et votre bonheur ? Grâce à ce manuel pratique, vous comprendrez mieux comment fonctionne le nerf vague, comment le stimuler et profiter de ses bienfaits.

Voici ce que vous trouverez dans le livre :

Livre 1 :

  • Qu’est-ce que le nerf vague ;
  • Comment éliminer le stress et l’anxiété ;
  • Exercices pour stimuler, activer et manipuler le nerf vague ;
  • Et bien plus encore !

Livre 2 :

  • Qu’est-ce que la théorie polyvagale ;
  • La relation entre le nerf vague et le système immunitaire ;
  • Comment le nerf vague affecte votre santé ;
  • Et bien plus encore !

Par Jane Dorian, 2023, livre 1 : 135 pages, livre 2 : 117 pages

Avez-vous remarqué ce bel « oubli » de traduction ? À première vue, les deux livres abordent des concepts différents donc je vais probablement apprendre des choses. Cependant, en bonne lectrice appréciant la langue française correcte et bien orthographiée, je commence légèrement à regretter mon achat. Mais bon, peut-être que le contenu du livre est intéressant. Je décide de ne pas rester sur ma première impression et je démarre ma lecture.

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Contenu de « Nerf vague » (livre 1) de Jane Dorian

Introduction

L’introduction, comme son nom l’indique, présente succinctement tour à tour le système nerveux, ce qu’est le nerf vague, son rôle, ses fonctions, les problèmes liés à ses défaillances. Pour finir, l’auteur s’engage à nous proposer des solutions pour stimuler et contrôler le nerf vague avec la promesse de « disposer d’une base de connaissances solide de son importance et la possibilité de l’activer en conséquence ».

Le nerf vague

Cette partie commence par un texte qui nous explique en survolant comment fonctionnent les nerfs et le nerf vague en particulier, les domaines de la vie qu’il influence ainsi qu’un petit mot sur le tonus vagal. On n’apprend pas grand-chose ici, mais c’est toujours l’introduction.

Qu’est-ce que le nerf vague ?

Dans ce paragraphe, nous apprenons d’où vient le nom « vague » sans réelle justification étymologique. Des indications sur sa position dans le corps sont fournies. Les fonctions afférentes et efférentes sont évoquées. En gros, c’est le nerf vague qui est responsable des réponses automatiques de notre organisme.

Selon moi, une introduction un peu maladroite et pas vraiment « scientifique ». Le sujet est survolé et, point essentiel, la dénomination du nerf vague à savoir le nerf pneumogastrique n’est jamais employée dans le livre.

Le nerf vague est important

Le nerf vague possède 4 fonctions principales, à savoir :

  • la fonction sensorielle du cœur et des poumons vers le cerveau ;
  • la transmission d’informations sensorielles connectées à nos sens ;
  • les fonctions motrices liées au cou (parole et déglutition) ;
  • le retour d’informations pour assurer un bon fonctionnement du tube digestif ;

D’autres fonctions du nerf vague sont également données :

  • transmission d’informations entre cerveau et intestin ;
  • facilitation de la relaxation ;
  • Réduction de l’inflammation ;
  • régulation du rythme cardiaque et de la pression artérielle ;
  • contrôle de réponse à la peur.

Tout cela, toujours sans aucun appui scientifique. On commence à se rendre compte que le contenu n’est pas clairement structuré, beaucoup de déclarations sont redondantes et la traduction approximative semble être faite par une intelligence artificielle, sans la moindre relecture par un natif. Très désagréable.

Le système nerveux et les nerfs

Petite page d’introduction (redondante) sur comment on va apprendre le fonctionnement du système nerveux dans ce chapitre.

Comprendre les nerfs et leurs fonctions

Paragraphe court et répétitif sur la manière dont les nerfs communiquent avec le cerveau via des impulsions électriques et des substances chimiques. C’est dommage, car c’est très redondant et vraiment vague. Il aurait pu y avoir des schémas explicatifs par exemple.

Comprendre le système nerveux

Une fois que les nerfs ont envoyé leurs messages, ceux-ci sont traités par le système nerveux qui agit de la même manière qu’un processeur. Le système nerveux central est composé du cerveau et de la moelle épinière. Le reste du corps est considéré comme le système nerveux périphérique. Le système nerveux est divisé en deux : le pôle sympathique et le pôle parasympathique.

Encore une fois, un schéma aurait été le bienvenu ici.

Le système nerveux central

Les principales fonctions du système nerveux central sont :

  • Le traitement (de quoi ? De l’information envoyée par les nerfs, je suppose) ;
  • La régulation du corps

La moelle épinière protège les nerfs.

Un paragraphe redondant et superficiel de plus.

Le système nerveux périphérique

Il se réfère à tout ce qui n’est pas le cerveau et la moelle épinière. Destiné à la transmission de l’information, il est divisé en deux parties : le système nerveux autonome et le système nerveux somatique.

Le système nerveux autonome et le nerf vague

Un paragraphe nous explique que le système nerveux comporte d’un côté, le système sympathique et de l’autre, le parasympathique

Le système nerveux sympathique

C’est le système qui représente la réponse par défaut à une situation stressante, c’est-à-dire le mode combat ou évasion. Quelques lignes parlent très succinctement de ce mécanisme de défense, mais je préfère vous renvoyer à mon article : stress blabla. Les risques du stress chronique (sans le nommer) sont survolés.

Le système nerveux parasympathique

Le système parasympathique « provoque le repos et la digestion du corps afin d’obtenir un meilleur fonctionnement ». L’auteur annonce aussi qu’un système nerveux parasympathique trop actif pourrait générer « de la dépression ou même un blocage et une distanciation ».

Je ne sais pas si des médecins ou des experts de la santé me lisent, mais ça ne correspond pas à ce que mes propres recherches me disent à ce sujet. Je serais ravie d’avoir votre avis là-dessus !

Le nerf vague et le système nerveux autonome

« Le nerf vague contrôle l’échange entre la fonction sympathique et parasympathique. ».

Partie abstraite qui ne sert pas à grand-chose et qui répète des concepts déjà vus précédemment.

Le nerf vague et le corps

Nous voici arrivés dans le chapitre du livre qui aborde « les différentes parties du nerf vague, en accordant une attention particulière à ses positions et à ses fonctions ».

Le dixième nerf crânien, le nerf vague

Je m’attendais à trouver dans cette partie des informations beaucoup plus précises et moins générales sur le nerf vague. Il n’en est rien. L’auteur répète que le rôle de ce nerf est la transmission des messages entre les organes et le cerveau. Un paragraphe inutile et superflu.

Les noyaux du nerf vague

Le nerf vague se divise en quatre noyaux :

  • noyau dorsal : envoie des messages de « détente » aux organes et particulièrement le tube digestif ;
  • noyau ambigu : stimule les poumons et le cœur ;
  • noyau solitaire : reçoit des informations gustatives ;
  • noyau trijumeau spinal : joue un rôle dans la perception tactile, la douleur et la température de l’oreille et du larynx.

Ces structures comportent deux faces : une dorsale et une ventrale.

À ce stade-là, nous commençons à entrer dans les détails plus poussés ; aussi, j’aurais aimé avoir des références bibliographiques pour confirmer ces dires ou simplement pour pouvoir aller plus loin.

Le complexe Dorsal Vagal

Dans l’introduction du livre, il est dit que nous n’avons pas besoin d’avoir des compétences scientifiques poussées. Très bien. Mais dans ce cas-là, il faut utiliser des termes que le commun du mortel comprend. Je ne peux pas m’en empêcher, mais voici la phrase qui m’a le plus fait tiquer dans ce livre : En parlant du nerf vague : « Il n’est pas myélinisé, ce qui signifie qu’il n’a pas développé cette couche de myélinisation qui aurait autrement assuré une transmission plus rapide des impulsions ». Alors, je ne sais pas si c’est dû à la mauvaise traduction, mais voilà une jolie phrase qui selon moi n’explique rien. Ou peut-être que le mot « myélinisé » fait partie du langage commun ? J’abuse ? À vous de me dire !

Bref, nous apprenons dans ce chapitre que cette partie du nerf pneumogastrique crée une réponse de blocage une fois activée. Et c’est à peu près tout.

Le complexe Vagal Ventral

« Le complexe vagal ventral nous permet d’évaluer les meilleures chances de survie et ainsi d’assurer un autre jour de vie ».

Outre, encore une fois, la traduction, on a tout de même la sensation que tout ça n’est pas très poussé, et même si ce livre s’adresse à des débutants, il aurait le mérite de creuser un peu le sujet.

Le rôle du nerf vague

Le nerf vague à plusieurs objectifs importants, notamment dans la régulation des émotions, dans le système immunitaire et dans l’axe intestin-cerveau.

La régulation du Système nerveux parasympathique et du Nerf vague

« Le nerf vague se comporte comme un régulateur général. Il peut choisir d’activer des réactions parasympathiques, simplement avec une sollicitation supplémentaire, ou il peut laisser le système nerveux sympathique prendre le dessus en se désactivant ». Si le système nerveux parasympathique stimule trop brutalement le nerf vague, cela peut vous conduire à ce qu’on appelle la « réponse vasovagale ».

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J’aurais aimé trouver des informations sur le malaise vagal en tant que tel, mais rien n’est mentionné et le reste de cette partie est creuse et répète des concepts déjà abordés.

Régulation émotionnelle, contrôle du stress et nerf vague

« Le nerf vague joue un rôle important : il régule les émotions et le stress. »

Encore un paragraphe peu documenté qui ne sert pas grand-chose à part nous dire que le système nerveux parasympathique nous détend et qu’à l’inverse, le système nerveux sympathique peut nous apporter de l’anxiété et de la colère.

Le système immunitaire et le nerf vague

Le nerf pneumogastrique a la faculté de réprimer la réponse inflammatoire et à pouvoir la normaliser en l’empêchant de fournir des cytokines (encore un terme médical non expliqué) qui sont utilisées comme moyen de communication pour le système immunitaire. « Le nerf vague parvient à limiter les cytokines […]. Lorsque cela se produit, le corps devient capable de réguler le système immunitaire, afin qu’il ne s’aggrave pas trop ou qu’il soit assez fort pour attaquer le corps. Sans le nerf vague, le système immunitaire fonctionnerait de manière incontrôlée, ce qui conduirait l’inflammation à devenir chronique ».

Cette partie du livre est intéressante, mais malheureusement peu documentée et pas très bien expliquée. Une très très légère introduction à ce vaste domaine. C’est dommage.

L’axe intestin-cerveau

Le nerf vague facilite la communication entre les neurones du cerveau et ceux de l’intestin. « Cependant, quand on sectionne le nerf vague, le système de digestion peut continuer normalement. » Les bactéries contenues dans notre tube digestif ont le pouvoir de modifier la façon dont on se sent grâce au nerf vague. « La dépression et les symptômes dépressifs, en particulier, sont étroitement liés aux bactéries intestinales dans l’estomac.

Une partie explicative intéressante, mais bien trop peu documentée et succincte. Difficile de résumer tout ce qui se passe au niveau de cet axe en quelques phrases seulement ! Le sujet est survolé.

Signes que votre nerf vague a besoin d’attention

« Personne ne veut avoir un nerf vague qui ne fonctionne pas correctement. Après tout, si c’est aussi important que le livre le dit (…) ». Décidément cette Jane Dorian a bien compris comment appuyer sur mes croyances profondes ! Dommage que le contenu associé ne soit pas à la hauteur de mes espérances. Ici, elle fait un petit récapitulatif de ce dont on va parler dans les prochains chapitres.

Le tonus vagal

« Le tonus vagal indique la fonctionnalité du nerf vague. » Pour le mesurer, on peut évaluer la différence de pression artérielle, de l’inspiration et de l’expiration. Plus l’écart est important, plus le tonus vagal est bon.

La dépression

Selon l’auteure, la dépression serait due à une réponse du système parasympathique accrue et qui provoque un état d’arrêt. En l’absence de données et d’explications scientifiques pour corroborer cette hypothèse, je suis un peu circonspecte en lisant ceci. Cela va à l’encontre de ce que j’ai pu trouver au cours de mes propres recherches. Ou alors, peut-être que la traduction approximative n’a pas vraiment rendu compte de ce que l’écrivaine souhaitait exprimer. Je ne sais pas ! Je ne suis pas médecin ni experte en anatomie (l’auteure non plus apparemment, voir sa biographie en bas de cet article), je me garderai bien de vous dire ce qui est vrai ou faux. Je vous laisse vous faire votre propre opinion ! Si un professionnel veut éclairer ma lanterne, ce sera avec plaisir.

Hypertension artérielle

« Le dysfonctionnement de votre nerf vague provoque une augmentation de la pression artérielle ». En effet, ce dernier ne passerait pas suffisamment le message à notre cerveau qu’il est temps de se détendre. Très court paragraphe peu documenté. Rien d’autre à ajouter.

Fréquence cardiaque au repos élevée

Un nerf pneumogastrique qui ne fonctionnerait pas correctement ne régulerait pas assez les battements du cœur et provoquerait donc une fréquence cardiaque élevée même au repos. Remarques similaires au paragraphe précédent.

Anxiété

Les individus qui possèdent un nerf pneumogastrique défaillant souffrent d’anxiété. Les personnes angoissées se retrouvent dans un état constant de fuite ou de lutte légère : le nerf vague ne parvient pas à activer la réponse parasympathique. Selon moi, ce paragraphe contredit celui sur la dépression.

Les inflammations

« L’inflammation peut être incontrôlée si le nerf vague ne s’active pas ». Paragraphe redondant par rapport à ce qui a déjà été dit dans la partie « le système immunitaire et le nerf vague ».

La gastroparésie

Le terme gastroparésie signifie que l’estomac est paralysé pour une raison ou pour une autre. C’est causé par une difficulté à réguler l’activité musculaire gastrique. Les muscles de l’estomac ne fonctionnent plus correctement et il en résulte une stagnation des aliments. Fin du paragraphe. Un peu léger, non ?

Selon mes recherches, la gastroparésie peut avoir de nombreuses origines, dont la vagotomie (section chirurgicale du nerf pneumogastrique). Dans ce cas, difficile de continuer à stimuler ce nerf ! À noter cependant qu’un tiers des gastroparésies apparaissent sans cause identifiée.

La syncope vasovagale

« Terme élégant pour dire que quelqu’un s’est évanoui ». Cette condition est due à une baisse de subite de la pression artérielle. Le cerveau n’a plus assez d’oxygène pour fonctionner correctement et donc on fait un malaise. À part comprendre que c’est le nerf vague qui surréagit par rapport à une situation stressante, nous n’en saurons pas plus.

Le cœur prend plus de temps à récupérer après avoir fait de l’exercice

Un nerf vague endommagé ou faible ne pourra pas ralentir convenablement (ou assez vite) le cœur après un effort.

Insomnies

Si le système parasympathique a du mal à s’activer pour vous détendre, vous allez éprouver des difficultés à trouver le sommeil.

Le nerf vague et la régulation émotionnelle

Il est important de savoir réguler ses émotions pour son propre bien-être, mais aussi pour pouvoir interagir convenablement avec nos semblables. Ne pas arriver à le faire signifie être plus enclin à être déprimé, anxieux, négatif. Bref, ce n’est pas souhaitable pour notre santé mentale.

Comprendre la régulation émotionnelle

« Le nerf vague jour un rôle essentiel dans la détermination de nos réactions ». Il est responsable de notre attitude de combat ou de repos (lu et relu). Nous avons le pouvoir de réguler nos émotions via le nerf pneumogastrique.

Les bénéfices de la régulation émotionnelle

Les avantages de la régulation émotionnelle sont les suivants :

  • De meilleures relations (via une attitude plus stable et sereine) ;
  • Plus de succès (inhibition de la peur de l’échec) ;
  • Une meilleure humeur (en évitant l’anxiété et la dépression) ;
  • Une plus grande résilience (facilité à surmonter les situations changeantes).

La régulation émotionnelle et le nerf vague

Il existe deux méthodes de régulation émotionnelle :

  • du bas vers le haut ;
  • du haut vers le bas.

Régulation émotionnelle « bottom up »

Dans la régulation du bas vers le haut, il s’agit de faire en sorte que le corps se comporte d’une manière qui reflète l’humeur que l’on souhaite déclencher. Plusieurs méthodes existent pour stimuler le nerf vague en ce sens. Respirer calmement en fait partie.

Régulation émotionnelle « top down »

Dans la régulation du haut vers le bas, on va chercher à modifier l’esprit pour influencer le corps. La méditation, la pleine conscience et la pensée positive peuvent nous y aider.

Anxiété et nerf vague

Beaucoup de gens souffrent d’anxiété. C’est l’une des affections mentales les plus répandus (j’aurais aimé avoir une source citée dans le livre pour confirmer cela). Ce chapitre évoque la manière dont les troubles anxieux et le nerf vague interagissent et comment vaincre ces sensations.

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Qu’est-ce que l’anxiété ?

« C’est le sentiment qui vous dit de vous méfier de poursuivre ». Être angoissé, c’est tout à fait naturel et même sain. Par contre, une anxiété trop importante peut conduire à une maladie.

Voici quelques symptômes typiques :

  • Inquiétude excessive ;
  • Agitation ;
  • Fatigue anormale ;
  • Problèmes de concentration ;
  • Irritabilité ;
  • Difficultés à s’endormir ;
  • Attaques de panique.

Activation sympathique de l’anxiété

Quand vous ressentez les symptômes ci-dessus, vous ne pouvez pas vous relaxer, car votre système nerveux sympathique est activé. Si nous subissons trop souvent ou trop longtemps ces symptômes, c’est que le nerf vague ne fait pas son travail de régulateur.

Stimuler le nerf vague pour soulager l’anxiété

La stimulation du nerf vague permet d’activer les réponses qui aident à surmonter l’état anxieux.

Remplir sa bouche de salive pour soulager l’anxiété

Cette technique fait partie des méthodes « bottom-up ». Fermez les yeux et imaginez votre plat préféré. Pensez à toutes les sensations associées à ce plat : goût, odeur, texture… Cela va stimuler la production de salive dans votre bouche. Continuez jusqu’à ce que vous ayez assez de salive pour immerger votre langue. Mâcher un chewing-gum aura le même effet.

J’apprécie l’exercice concret de cette partie du livre, mais j’aurais aimé avoir des études qui me confirme que cela fonctionne et pourquoi. Malgré mes recherches, je n’ai rien trouvé dans ce sens.

Soulager l’anxiété grâce à la conscience

La pleine conscience à réduire l’anxiété, car elle aide la régulation nerveuse et l’humeur. Se concentrer sur l’instant présent contribue à un lâcher-prise sur l’inquiétude. Il en résulte une meilleure gestion des émotions. L’auteur propose un exercice de pleine conscience en mangeant, assez similaire à celui décrit dans cet article. Cette technique fait partie des méthodes « top-down », du haut vers le bas.

Dépression et nerf vague

« La dépression est un autre trouble très courant qui peut-être très débilitant pour les personnes qui en souffrent ». On se sent complètement vide, démotivé, inutile. « Vous pouvez apprendre à vivre avec la dépression une fois pour toutes ». Grosse promesse !

Qu’est-ce que la dépression ?

C’est un trouble de l’humeur qui induit une impression de tristesse intense, une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes et de la vie en général. Voici quelques symptômes de la dépression :

  • Sentiment de tristesse ;
  • Irritabilité ;
  • Perte d’intérêt et de motivation ;
  • Troubles du sommeil ;
  • Fatigue ;
  • Troubles de l’appétit ;
  • Anxiété ;
  • Corps et esprit au ralenti ;
  • Difficultés de concentration ;
  • Sentiment d’inutilité ;
  • Pensées de mort.

Si vous vous reconnaissez dans ces signes, prenez rendez-vous avec un professionnel de santé qualifié.

La dépression et le système nerveux parasympathique

« La dépression se connecte directement à votre système nerveux parasympathique […]Lorsque votre système nerveux parasympathique est trop activé, vous vous trouvez dans une situation de réponse d’immobilité, ou de blocage ». Face à un danger, le cerveau se met en mode combat ou fuite, et si cela ne fonctionne pas, il se fige. Les symptômes courants sont :

  • Insensibilité ;
  • Éloignement ;
  • Métabolisme qui change ;
  • Sensibilité accrue aux maladies ;
  • Sentiment de douleur déformé ;
  • Difficultés à parler ;
  • Cerveau au ralenti.

Il est essentiel de comprendre pourquoi notre corps se prépare à être violemment attaqué.

Encore beaucoup de concepts déjà évoqués dans de précédents paragraphes, toujours pas de références scientifiques.

Activer le nerf vague pour soulager la dépression

Les bactéries présentes dans un intestin en bonne santé produisent beaucoup de sérotonine, qui est un signal de récompense pour le cerveau. Cette fonction est inhibée lorsqu’on se trouve en dépression. Cette maladie est donc traitée avec des médicaments qui facilitent l’assimilation de la sérotonine par notre encéphale. L’implantation d’un dispositif médical qui envoie des impulsions au nerf vague permettrait de réduire les symptômes (pas d’études citées dans le texte). Cela déclenche une réponse qui va activer la détente et le repos.

Inflammations et nerf vague

L’inflammation est maîtrisée par le nerf vague. Lorsque ce phénomène est incontrôlé, cela peut faire des ravages dans l’organisme, par le biais des maladies auto-immunes. Activer le nerf pneumogastrique permet de soulager l’inflammation.

Qu’est-ce qu’une inflammation ?

C’est un processus inné de défense du corps contre une infection ou une intrusion. Voici les symptômes associés :

  • Fièvre légère ;
  • Fatigue ;
  • Courbatures ;
  • Perte d’appétit.

Une réponse inflammatoire est naturelle est saine. Cela devient problématique au-delà d’un certain seuil.

Inflammations, cytokines et nerf vague

Le nerf vague s’active lorsqu’il reçoit des signes d’inflammation via les cytokines. Il libère des hormones dans le but de réguler la réponse inflammatoire. Si le nerf n’est pas assez tonique, il ne pourra pas produire ces hormones. Le corps va donc subir du stress, s’irriter encore plus, etc. C’est un problème puisque votre organisme peut littéralement s’attaquer à lui-même, comme c’est le cas pour les maladies auto-immunes.

Activation du nerf vague pour réduire l’inflammation

Des études montrent que l’activation du nerf vague permet de réduire l’inflammation (lesquelles ?). Une des méthodes efficaces serait l’implantation d’un neurostimulateur connecté directement au nerf. Heureusement, on peut aussi le stimuler en exposant son corps au froid. Vous pouvez, par exemple, vous immerger quelques minutes sous l’eau fraîche à la fin de votre douche.

Activer le nerf vague

Ce chapitre aborde plusieurs options pour activer le nerf vague à la maison. Ces techniques sont efficaces à condition de les utiliser régulièrement.

Pratiquer le yoga pour activer le nerf vague

Bouger réveille naturellement le nerf vague. L’auteur préconise Balasana — la posture de l’Enfant. (Personnellement, je pense que ce n’est pas l’asana à privilégier. Je vous propose plutôt la Posture du Poisson — Matsyasana.) Vous pouvez coupler ce mouvement avec une méditation pleine conscience.

Exercices de respiration pour activer le nerf vague

Ce sont des méthodes simples et rapides pour activer ce nerf. La respiration ventrale ou le souffle carré sont proposés dans le livre.

Massages pour activer le nerf vague

Le nerf vague peut se masser soit via les zones autour de l’estomac ou de la carotide. Pour l’abdomen, il suffit de « frotter la main droite sur le ventre, de la cage thoracique à la hanche, puis soulevez-là. Après cela, répétez le processus sur votre main gauche » pendant quelques minutes. Puis, réitérer le geste de la taille vers les côtes en descendant jusqu’au nombril.

Pour le massage du cou, le nerf vague s’étend le long de la muqueuse carotide, il suffit donc de localiser la zone et de masser lentement « les artères de chaque côté ».

Tonifier le nerf vague

Ce dernier chapitre présente plusieurs techniques pour soutenir l’activité du nerf pneumogastrique via des choix quotidiens.

Changer votre alimentation pour soutenir le nerf vague

Une bonne alimentation facilite le fonctionnement du corps en général. Veillez à y ajouter des acides gras oméga-3, du poisson riche en matières grasses (saumon, thon), des fruits et légumes.

Probiotiques pour soutenir le nerf vague

Une flore intestinale riche et saine participe à soutenir le nerf vague. L’anxiété et la dépression peuvent être liées à un mauvais équilibre bactérien. Les probiotiques qui contiennent beaucoup de Lactobacillus Rhamnosus et Bifidobacterium Longum améliorent la fonction du nerf pneumogastrique (source ?).

Faire de l’exercice pour soutenir le nerf vague

Ce nerf est connecté à pratiquement tous nos organes vitaux. Quand on fait de l’exercice, on l’active via les poumons et le cœur, tout en améliorant notre respiration. Les sports qui augmentent le cardio sont recommandés.

Relations sociales pour soutenir le nerf vague

Quand on est en collectivité, notre nerf est en activité, car il permet d’être détendu lors de l’engagement social. Cela s’appelle le mode « tend and befriend du cerveau (en français : « tendre et amical »). Comme le nerf vague facilite la régulation émotionnelle, il est donc lié à la façon dont nous nous comportons avec les autres. Rire et sourire sont deux activités qui stimulent ce nerf. Rire implique aussi de respirer plus profondément.

Conclusions

Vous savez maintenant ce qu’est le nerf vague et comment modifier ses fonctionnalités. Vous pouvez désormais agir sur vos émotions, améliorer votre santé physique et vos relations sociales.

Mon avis sur « Nerf Vague et Théorie Polyvagale » de Jane Dorian

Même si j’ai appris certains concepts de manière très très vague (c’est le cas de le dire), dans l’ensemble je suis assez déçue de mon achat. Le livre est très répétitif, ne va absolument pas en profondeur et n’est jamais appuyé par des références scientifiques. C’est quand même important quand on parle d’un sujet aussi complexe que le corps ! Je n’ai pas lu la version originale (en anglais), mais la traduction est mauvaise, l’ouvrage est truffé de fautes d’orthographes et de phrases incompréhensibles. Même la mise en page est ratée. Bref, si vous cherchez des informations sur le nerf vague, ce n’est clairement pas le bouquin que je vous conseille.

Un petit mot sur l’auteur

Comme j’ai été assez surprise par la façon très amateur dont était traité le sujet, j’ai cherché à savoir (trop tard malheureusement) qui était Jane Dorian. Je ne m’attendais pas à ça (biographie issue d’Amazon) :

« Salut, je m’appelle Jane et je suis une grande amoureuse de la médecine et de la culture scientifique. Je suis une épouse aimante et mère de 2 enfants extraordinaires. J’espère que mes livres vous plairont 🙂 ».

Voilà, voilà. Hé bien au final, tout s’explique. J’ai ensuite finalement regardé les commentaires et beaucoup rejoignent mon point de vue. Moi qui suis pourtant méfiante avant de faire des achats sur internet, ça m’apprendra smiley ! L’article est déjà assez long donc je vous retrouve une prochaine fois pour la suite de la chronique de « Nerf Vague et Théorie Polyvagale » de Jane Dorian !

À très vite ! 🙏

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